Savoir, semaine par semaine, combien vous aurez en banque dans les trois prochains mois : c'est le premier outil du dirigeant quand la trésorerie se tend, et le premier document que demande une banque. Voici comment l'utiliser.
Pourquoi 13 semaines ?
Treize semaines, c'est un trimestre : assez court pour être précis, assez long pour voir venir une échéance difficile et agir à temps. Au-delà, les montants deviennent des estimations ; en deçà, il est souvent trop tard pour négocier.
Ce que contient le modèle
- Les encaissements et les décaissements, semaine par semaine, avec les postes habituels d'une PME.
- La trésorerie de début et de fin de chaque semaine, calculée automatiquement.
- Une alerte en couleur sous votre seuil, et en rouge sous zéro.
- La première semaine critique et le point le plus bas de la période.
- Un mode d'emploi pas à pas.
Comment le remplir en 5 étapes
- Partez du solde bancaire réel du jour, tous comptes confondus.
- Inscrivez d'abord le certain : salaires, charges sociales, loyers, échéances d'emprunts, TVA.
- Ajoutez les règlements clients attendus, à la date probable de paiement, pas à la date d'échéance.
- Repérez la semaine critique et le montant qui manque.
- Mettez à jour chaque lundi : remplacez la semaine écoulée par le réel et ajoutez une semaine.
Les erreurs à éviter
- Confondre chiffre d'affaires et encaissements : une facture émise n'est pas de l'argent en banque.
- Oublier les échéances trimestrielles ou annuelles (TVA, impôts, assurances).
- Être optimiste sur les clients qui paient en retard.
- Faire le plan une fois et ne plus le mettre à jour.
Quand se faire aider
Si la trésorerie passe sous zéro dans les 13 semaines, il faut agir vite : notre guide entreprise en difficulté : que faire ? donne les premiers réflexes. Pour un regard extérieur, le check-up trésorerie construit et analyse votre plan en 5 jours (1 290 € HT), et le plan à 100 jours pour la banque prépare le dossier pour votre banquier.
À savoir : ce modèle est un outil de pilotage. Il ne remplace ni votre comptabilité, ni l'avis de votre expert-comptable.